ENQUÊTE II
LES ÉPISODES
série documentaire
 


01.
La Difficile réhabilitation
Denis « Poker » Racine purge toujours une condamnation pour meurtre qui date de plus de 25 ans. Notre système correctionnel montre bien qu’il n’y a pas de place pour un tel cas dans nos institutions Son comportement violent oblige le comité des libérations conditionnelles à le maintenir incarcéré et ce malgré une remise en liberté sous condition déjà octroyée. Quand un type instruit et articulé comme l’avocat Michel Dunn, condamné à 25 ans pour meurtre, avoue qu’il est excessivement difficile de réintégrer la société après une longue peine de prison, cela démontre bien que la réhabilitation d’un criminel, c’est quelque chose d’extrêmement compliqué à réussir.

02.
Drogue et violence
Quand les corps de police de Montréal font leur bilan annuel, les statistiques montrent que 80 % des crimes sont commis en relation avec la drogue, par sa vente ou sa consommation. Considéré comme non-violent le trafic de drogue est donc puni par des sentences minimes. Pour exemple, la guerre de territoires des motards qui à Montréal et ses environs a déjà fait plus de 160 morts et Alfonso Caruana, puissant mafioso, condamné à 18 ans de prison ne purgera que le 6e de sa peine. Récidiviste connu du milieu policier, René Michaud, sous l’effet de la drogue et de l’alcool, assassine froidement à l’aide d’un adolescent deux retraités.

03.
Ingérence des commissaires
Les commissaires aux libérations conditionnelles temporaires ou en renouvellement de contrat ont peur de perdre leur emploi s’ils n’endossent pas les décisions de leurs supérieurs. Jean Dugré, un ex-commissaire, dénonce les irrégularités du système des libérations conditionnelles

04.
Libérations prématurées
Alors qu’il se retrouve pour la 7e fois en libération conditionnelle, pour des peines allant jusqu’en 2010, Marcel Blanchette viol et assassine à l’aide de deux complices la jeune Isabelle Bolduc. Un amendement à la loi fait en sorte que de puissants criminels notoires tels que Lagana, Tozzi et Caruana profitent de leur libération deux fois plus rapidement qu’auparavant.

05.
Marchandage des sentences
Complice des viols et meurtres sordides de deux adolescentes, Karla Homolka, plaide coupable à des accusations réduites et témoigne contre son mari et complice, Paul Bernardo. Le motard « Apache » Trudeau accepte de plaider coupable à 43 accusations d’homicides involontaires contre son témoignage dans une affaire de meurtre. Ce qui lui permet une entière liberté après seulement huit ans de prison. Le fait de plaider coupable à des accusations réduites fait en sorte qu’ils ont accès plus rapidement et plus facilement à une libération conditionnelle.

06.
Surveillance inadéquate
Malgré deux condamnations à perpétuité pour meurtre, Conrad Brossard se retrouve en semi-liberté assortie d’un projet communautaire d’une durée de 6 mois. Il lui faudra moins de trois mois pour préméditer le meurtre de sa troisième victime. À cause d’une pénurie de personnel, le Service correctionnel n’est pas en mesure de surveiller adéquatement des criminels réputés dangereux comme Stéphane Bolduc. Et comment Raymond Boulanger, un pilote et trafiquant de drogue, a non seulement réussi à s’évader de sa maison de transition et d’une sortie pour travaux communautaires, mais a également déjoué le système en parvenant chaque fois à quitter le pays avec une facilité déconcertante !

07.
Tolérance du système
En condamnant seulement les actes et non une carrière criminelle le système fait en sorte que des criminels deviennent des récidivistes. À 28 ans, reconnu coupable du meurtre d’une gardienne de prison, Stéphane Gagné qui a 13 ans commençait sa carrière criminelle en était à sa 22e condamnation.

08.
Tragique dérapage
Déjà incarcéré pour un crime violent, Mario Bastien se retrouve en liberté surveillée et ce malgré un dossier très complet prévenant de sa dangerosité. À peine dehors, il en profite pour agresser sexuellement et tuer le jeune Sébastien Livernoche. Robert Collin est un dangereux récidiviste qui a déjà été condamné pour meurtre et passé 23 ans derrière les barreaux. Malgré ses multiples condamnations pour crime violent, il profite alors d’une onzième remise en liberté.
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