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Pendant
trente ans, de 1951 à 1984, le contre-espionnage canadien a tenté
sans relâche d’identifier les agents soviétiques
infiltrés au sein du gouvernement canadien. Cette chasse à
l’agent double exposera quatre suspects dont trois mourront dans
des circonstances mystérieuses.
En 1951, le contre-espionnage canadien découvre plusieurs indices
indiquant que l’ambassadeur du Canada à l’ONU,
Herbert Norman, aurait été recruté par le
KGB et serait devenu une taupe soviétique. Malgré
les preuves accablantes, Norman nie être un sympathisant communiste.
Les États-Unis doute de sa loyauté et pressent le Canada
de prendre les mesures nécessaires. Le Canada refuse et mute
Norman en Nouvelle-Zélande puis en Égypte à titre
d’ambassadeur. Mais on lui rappelle constamment les soupçons
qui ont pesé contre lui. Dévasté, Norman se suicidera.
En 1964, les services de contre-espionnage canadiens sont stupéfaits
d’apprendre que l’ex-ambassadeur, John Watkins, compromis
dans une histoire de mœurs homosexuelles, aurait été
forcé de collaborer avec le KGB. Durant son long interrogatoire,
Watkins avoue avoir eu de jeunes amants à Moscou. Ces rencontres
furent probablement arrangées par le KGB pour le faire chanter
par la suite. Cependant Watkins affirme n’avoir jamais cédé.
Lors d’une deuxième interrogation, il meurt d’une
crise cardiaque. Mais les détails entourant sa mort seront cachés
pendant plus de dix-sept ans.
En 1972, le chef de la CIA est convaincu que James Bennet est
une taupe russe. Cet agent qui depuis quinze ans travaillait à
la section russe des services de contre-espionnage canadiens avait,
entre autres, mené les interrogatoires de l’ex-ambassadeur
Watkins. Selon la CIA, Bennet aurait provoqué la mort de Watkins
avant qu’il ne parle trop. Les services secrets décident
d’examiner toutes les enquêtes menées par Bennet
qui curieusement ont toujours échoué.
En 1985, le public apprend que l’agent Gilles Brunet était
en fait un agent double travaillant pour les Soviétiques. Il
aura fallu deux ans d’enquête pour arriver à amasser
assez de preuves contre l’un des meilleurs agents du contre-espionnage
canadien. Pendant plus de dix ans, ce fils d’un haut gradé
de la Police montée royale du Canada a amassé plus de
deux millions de dollars grâce à ses relations avec les
Soviétiques et la pègre Montréalaise. Au moment
où les autorités s’apprêtent à l’arrêter,
Gilles Brunet décède d’une crise cardiaque.
Intervenants
GILBERT ALBERT,
Directeur, Section E spéciale GRC, années 1970 //
JACK GRANATSTEIN, Historien // PETER
MARWITZ, Conseiller à la sécurité
nationale // PETER RUSSEL,
Directeur de la recherche, Commission MacDonald
LES RÉSUMÉS DES ÉPISODES
:
00. Retour au résumé
de la série
01. Double vie
02. Guerre contre l’indépendance
03. Guerre secrète
contre la France
04. La chasse aux espions
06. Les transfuges
07. Mission en territoires
ennemis
08. Montréal rendez-vous
des agents secrets
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